Toi le frère que je n'ai jamais eu, sais-tu si tu avais vécu, ce que nous aurions fait ensemble. Un an après moi, tu serais né, alors on n'se s'rait plus quittés, comme des amis qui se ressemblent. On aurait appris l'argot par c½ur, J'aurais été ton professeur. A mon école buissonnière, sur qu'un jour on se serait battu, pour peu qu'alors on ait connu, ensemble la même première. Toi le frère que je n'ai jamais eu, si tu savais ce que j'ai bu, de mes chagrins en solitaire. Si tu m'avais pas fait faux bond, tu aurais fini mes chansons, je t'aurais appris à en faire, Si la vie s'était comportée mieux, elle aurait divisé en deux. Les paires de gants, les paires de claques, elle aurait surement partagé les mots d'amour et les pavés, les filles et les coups de matraque. Toi le frère que je n'aurais jamais, je suis moins seul de t'avoir fait. Pour un instant, pour une fille. Je t'ai dérangé, tu me pardonnes, ici quand tout vous abandonne, on se fabrique une famille.
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